Analyse Technique et Conseils Boursiers

Bilan du mois de février

Indices internationaux

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Du côté des indices boursiers internationaux 

Ce mois de février marque une réelle rupture par rapport au mois précèdent. En effet la totalité des principaux indices boursiers affichent des performances négatives, avec un net repli pour la majorité.

Les indices américains ne se portent pas aussi bien que le mois dernier, malgré l’obtention de la 1ère place du classement, le Nasdaq Composite chute de -1,5%, vient ensuite le S&P 500 avec une performance de -3,8% contre +5,6% en janvier. Finalement, le Dow Jones fini avec une variation de -4,4%.

La zone géographique asiatique a subi de plein fouet la baisse généralisée avec un positionnement de ses principaux indices dans les pires performances. Le Shanghai Shenzhen affiche un recul de -5,2%. Le Hong Kong Hang Seng abandonne sa première place pour se positionner avant dernier (-5,5%). Le Nikkei 225 reste quant à lui en fin de tableau avec une chute de -6%.

Les principaux indices européens enregistrent des variations en synergie avec les autres pôles géographique, mais s’en tirent cependant légèrement mieux. Le CAC 40 et PSI 20 sont exæquo à la 2ème place avec -2,5% contre respectivement +3,2% et +5,1% en janvier. Les trois plus mauvaises performances européennes sont attribuées au SMI (-4,1%), le DAX 30 (-4,4%) et à l’IBEX 35 (-5,4%).

Secteurs européens

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Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises 

A l’instar des indices majeurs, la quasi-totalité des indices sectoriels ont des performances en territoire négatif, excepté pour le secteur Media qui enregistre la seule performance positive du tableau.

La première place du classement revient donc logiquement au secteur media avec une variation de 0,6% contre -0,5% le mois dernier, avec les excellentes performances en cette période de baisse de Sky (+27,29%) sujet à une OPA et de Publicis Groupe (+11,42%). La seconde place du podium revient au secteur du tourisme (-1,1%) ce qui est relativement neutre dans le contexte actuel. Et la troisième place revient à l’assurance qui grimpe d’une place (-1,7%).

Les secteurs composant le milieu de tableau enregistrent des fluctuations entre -2% et -4%, avec par exemple le secteur bancaire (-3,6%), les ressources de base (-3,4%), la chimie (-2,8%)… Les derniers secteurs avec des performances négatives au-delà de -4% sont : le secteur des utilities qui reste à la peine (-4,3% contre -2,6% le mois dernier), l’automobile, dégringolant depuis la première place (-4,5% contre +8% le mois dernier), pouvant être expliqué par la chute de VALEO (-15,81%) et de Volkswagen (-8,98%). Vient ensuite l’immobilier qui poursuit sa chute (-4,3%), avec par exemple les différentes baisses d’Icade (-8,88%), Hammerson (-9,33%) ou Gecina (-8,33%). Les investisseurs ont continué à redouter une hausse des taux au cours es dernières semaines. Terminant dernier avec un repli de -6,6%, le secteur des biens de consommation est particulièrement touché. Il est marqué par les performances négatives de British American Tobacco (-10,86%), ou Reckitt Benckiser Group (-15,10%). Ces valeurs sont pourtant réputées défensives.

PMI américains

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Du côté des statistiques macroéconomiques 

Aux Etats-Unis, l'indice PMI Manufacturier pour le mois de janvier a été publié à 59,1 points en léger repli de 0,2. Il est cependant resté supérieur aux attentes des analystes qui étaient de 58,8 points.

Le PMI non manufacturier a quant à lui bondi, passant de 56 points à 59,9 points, sa prochaine parution pour le mois de février se fera le 5 mars et est attendue en baisse de 0,5 à 59,4 points.

Les anticipations des directeurs d’achat restent donc favorables dans l’ensemble.

Emploi américain

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Le marché de l'emploi aux Etats-Unis continue d’évoluer sur un taux de chômage à 4,1%. Les créations d’emplois dans le secteur non agricole progressent à +200000 contre +160000 le mois dernier, avec un dépassement des attentes du consensus. Les chiffres pour le mois de février seront publiés le 9 mars avec des créations espérées à +190000. Le marché de l’emploi se porte donc toujours bien

PMI européens

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En zone euro, les différents PMI pour la période de janvier ont été annoncé à : 59,6 pour le PMI manufacturier, 58,8 pour le PMI Composite et 58 pour le PMI Services.

Nous avons eu ce jour, les chiffres concernant le PMI manufacturier pour le mois de février à hauteur de 58,6 points, soit une baisse de 1 point par rapport au mois dernier.

Les deux autres indices seront quant à eux publié le 5 mars, avec des attentes à 57,6 pour le Services et 58,6 pour le Composite.

Il n’y a pas encore de retournement à la baisse de ces indicateurs avancés.

Sentiment européen

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Le sentiment économique voit son niveau chuter à nouveau passant de 114,9 à 114,1, soit une chute de 0,8 points. L’indice de confiance du consommateur baisse lui aussi, revenant aux alentours du niveau 0 à 0,1 points.

C’est la seule ombre au tableau.

GOLD, Weekly

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Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des devises, la monté des derniers mois de l’euro face au dollar semble marquer une pause. La parité finit ce mois-ci en repli (-1,77% à 1,2190$). Même constat sur la paire GBP/USD avec une baisse des cours de -3,03% à 1,3760$ et +1,50% pour la paire USD/CHF. Le dollar continue de s’affaiblir face au yen avec une variation sur la parité USD/JPY de -2,30%.

Du côté des matières premières énergétiques, le Brent de la mer du Nord voit ses cours chuter nettement de près de -6,04% à 64,73$, le West Texas Intermediate chute dans une moindre mesure de -4,77% à 61,64$. Les prix semblent effectuer une phase de consolidation après la hausse de ces cinq derniers mois

Les matières premières agricoles poursuivent leur reprise avec une hausse de +6,34% pour le blé terminant à 495 $, et pour le maïs une évolution positive de +5,67% à 382$

Pour finir, les métaux finissent dans l’ensemble en baisse avec une chute de l’or de -1,99% à 1318,31$, une baisse du cuivre (-1,97% à 313,25$) et finalement, l’argent avec la plus forte variation négative de l’ordre de -5,36% terminant à 16,41$.

Conclusion

Le choc boursier du mois de février est expliqué par les craintes de hausse de taux qui viendraient ralentir la croissance bien établie. La question de la fin du cycle de hausse des marges des entreprises américaines est posée. Le nouveau président de la Réserve Fédérale va devoir communiquer de façon très fine s’il souhaite poursuivre sa politique de normalisation sans accentuer le recul des actions du mois de février.

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